Situé entre 900 et 1 200 mètres d’altitude, Trizac s’est développé dès l’an 1000 grâce à un climat favorable. Rattachée à la baronnie de Cheyrouse, la commune a successivement appartenu aux familles Comptour de Saignes, de Peyre, de Chalvet, de Chabannes puis de La Faye d’Espeisses. Cette dernière a laissé une empreinte durable, notamment avec la grande demeure du XVIIe siècle (le Couvent) située sur la place de l’église, qui aurait été construite avec les pierres du château de Cheyrouse. De 1920 à 1980, Trizac connaît une période prospère grâce à ses productions locales réputées, comme le Bleu de Trizac, les carrés et croquants et son activité laitière. Comme de nombreuses communes rurales, elle est ensuite touchée par l’exode rural, sa population passant de 1 400 habitants en 1970 à 460 aujourd’hui. Malgré cette évolution, Trizac reste une commune dynamique qui poursuit son développement avec de nouveaux projets. |
- Quelques Trizacois célèbres - Connaissez-vous le point commun entre : M. Roppars, qui fut commandant du France 1, l’écrivain Georges Ducros, Géraud Jouve qui fut ambassadeur et ministre sous De Gaulle et la grand-mère de Sheila, chanteuse populaire des années 60 ? Ils sont tous nés à Trizac !Et si l’on élargit le cercle autour de Trizac pour inclure toutes les communes du département, les célébrités originaires du Cantal sont nombreuses : pas moins de 2 Présidents de la République (Paul Doumer d’Aurillac & Georges Pompidou né à Montboudif), le successeur de Louis Pasteur (Émile Duclos de Marmanhac), le Dr Henri Mondor (de St Cernin) grand chirurgien & écrivain, qui a donné son nom au CHU de Créteil & à l’hôpital d’Aurillac, sans oublier le Pape Sylvestre II (aussi nommé Gerbert d’Aurillac), grand intellectuel de l’époque qui a introduit les mathématiques en Europe ! | |
- L'église de Trizac - | |
Les vitraux réputés de l’église St Beauzire (parmi les monuments historiques les plus anciens du Cantal) | L’église de Trizac est l’une des plus anciennes du département du Cantal, sa construction semble remonter à la fin du XIe siècle. La Charte de Clovis donne à Trizac 3 églises dédiées à Ste Marie, St Jean-Baptiste et St Beauzire. De ces trois églises, seule la dernière subsiste, dépendante de l’archiprêtré de Mauriac, attribuée à l’évêché de Clermont en 1317, puis la paroisse est définitivement rattachée à l’évêché de St Flour en 1790. L’église de St Beauzire figure en plan une croix latine, formée d’une nef, de deux bas côtés, d’un transept et d’un coeur semi-circulaire remarquable par ses volumes. L'église possède de très beaux chapiteaux dont l’un comporte 2 personnages vêtus d’une toge, chacun maintenant un chapiteau sous la bénédiction de la main du seigneur. Le mobilier de l’église se compose de trois retables baroques, dont le central, oeuvre d’Antoine Troupel d’Aurillac dans les années 1661-62. Celui-ci a probablement été agrandi lors de l’installation des retables collatéraux en 1738. Les vitraux de Trizac, réinstallés en 1992, sont les plus anciens du département, avec notamment la représentation de la légende de la canne de Montfort, tirée de l’histoire de St Nicolas. La porte (XIIIe siècle) du porche reste remarquable, elle est l’un des rares exemples de porte d’époque gothique dans le département du Cantal. (texte de Lionel Trazit) |
- Cartes postales du village -
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- Le site de Cotteughes -
(Texte de Lionel Trazit)
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| Le site de Cotteughes établi sur la commune de Saint Vincent n'en est pas moins la propriété de la commune de Trizac. Classé en 1924 au titre des monuments historiques, ce village se compose d'un nombre important d'habitations semi-enterrées appelées "cases" probablement autrefois couvertes de chaume. Des fouilles entreprises à plusieurs reprises n'ont pas permis de dater précisément l'ensemble de ces habitations. Ces "cases" semblent avoir été à la fois un habitat humain et animal. Il est encore fait mention du site de Cotteughes sur la carte de Cassini, mais le site semble bel et bien abandonné dès le 14e siècle peut-être à la suite d’une épidémie ou d’une famine. L'on n’en sait pas davantage. Selon une tradition, le village autrefois habité par des fées dut être abandonné. Selon la légende, un trésor y fut enterré. Celui-ci ne peut être découvert que lors des célébrations du jeudi saint et du dimanche de Pâques. |
Une communauté slave arriva entre les deux guerres Dans les années 1930, la France fait appel à une importante main-d’œuvre étrangère pour répondre aux besoins du monde rural. C’est dans ce contexte qu’une petite communauté originaire de l’ex-Yougoslavie s’installe à Trizac, où ses membres travaillent principalement dans les fermes comme ouvriers agricoles ou domestiques. Leur héritage perdure encore aujourd’hui à travers leurs descendants, présents sur la commune, dans le Cantal ou au sein de la diaspora trizacoise née de l’exode rural des années 1960. | La communauté slave de l’ex-Yougoslavie, |
- Trizac aujourd'hui -






